Autrepart
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Atior-part2
A lire par ici.
Cela fait 6 mois que les conseillers du roi m’ont accepté parmi eux. À part un nouveau statut social et une bourse de cinquante pièces d’or par réunion, je ne sers qu’à rapporter les invasions de monstres ou de créatures magiques. Ce n’est pas faute de chercher une mission qui me fera passer au statut de légende, mais l’organisation des conseillers est éclatée en trois cent cinquante-six départements différents avec 1 à 3 conseillers chacun. Ma présence est requise uniquement lorsqu’il s’agit de danger pour la population ou le royaume. Or, nous sommes dans une période prospère pour tout le monde sauf les sorciers en quête d’aventure.
J’ai décidé d’effectuer ma quête de légende tout seul, suivi bien sûr par Chonchon. C’est un renavre, un mélange de renard et de chèvre. Il est très malin, a des cornes pour se défendre et à mon grand déplaisir son plus grand atout est son pelage odorant.
Pour chercher ma quête de légende, je prends mon bateau. Un petit voilier pouvant contenir tout le matériel nécessaire à un sorcier de mon envergure. Pour annuler l’effet des poils de Chonchon, j’ai amené mes plantes préférées, qui fleurissent à cette période de l’année, afin d’embaumer la pièce de leurs parfums.
Je ne sais pas bien naviguer, mais les sorciers ont par défaut la religion Kochi dans leurs veines. C’est une religion polythéiste qui permet aux sorciers de prier les dieux pour demander des miracles. Je n’ai qu’à prier le dieu de la mer et des océans, Téfy. Ainsi, grâce au vent, le bateau se déplace de lui-même sans que je n’intervienne.
Après quelques jours de dérive, je m’adapte à la navigation et je n’ai plus à me reposer autant sur Téfy. Alors avec Choncon, nous allons à toute allure, jusqu’à 50 nœuds parfois ! Puis un matin, un orage se déclenche, je cours de partout pour mettre à l’abri tout mon bazar ? Soudain, une vague gigantesque m’attaque. Je me retrouve mouillé et cours me mettre à l’abri. Pendant plusieurs heures, la tempête hurle et nous bringuebale de partout dans le bateau. Je finis par m’endormir avec le ballottement des remous marins.
À mon réveil, il n'y a plus de mouvement perceptible. Je sors de ma cabine pour voir de la terre tout autour du bateau. Nous sommes posés sur une île. Il n’y a pas grand-chose, juste une forêt et une bâtisse au loin. Toutes les fenêtres sont closes, elle a l’air abandonnée depuis un bout de temps.
Je m’aventure dans la maison, elle n’est pas très grande, mais contient une bibliothèque remarquable. Les livres parlent de plantes, de religion, d’astronomie. Il devait y avoir un sorcier ou une sorcière qui habitait ici. Ce sera mon logis pour l’instant.
Mes affaires posées, j’envisage un tour de l’île à travers la forêt. Je m’enfonce dans les bosquets quand un coup de vent me décoiffe et toutes les feuilles couvrant le sol et l’horizon se sont envolées. La raison du coup de vent court devant moi et je vois derrière Chonchon des maisons à l’autre bout des bois.
Atior-part1
A lire par ici.
Dans quelques instants, je rejoindrai la grande salle avec toutes les personnes les plus importantes du royaume. Elles attendent de moi que je fasse bonne impression mais le stress m’habite depuis trop longtemps. Cela fait un an que je suis le sorcier du royaume, cette réunion va permettre à ces gens de la haute de réfléchir au fait de m’ajouter dans leur cercle des proches conseiller du roi.
Le précédent sorcier du royaume était sur le point de rejoindre le cercle quand il s’est fait assassiner par une guilde anti sorcier.
Le garde vient me chercher pour rejoindre les conseillers. J’essaie d’évacuer mon stress en observant cette personne cachée sous son armure grise et noir. Je suis bien content de n’avoir qu’une redingote en tissu et une cape noire pour me réchauffer.
A défaut de ne pas stresser, j’essaie de ne pas faire une crise de panique au moment d’ouvrir la porte. J’utilise ma solution secrète composée de menthe qui régule la respiration. Après l’avoir bu, je pénètre dans la chambre des conseillers.
Il s’ensuit une discussion, enfin non, un déchainement de questions pièges. Je ne me laisse pas abattre et je réponds aux questions une par une en essayant de contrôler ma voix. Ce ne fut pas simple et au bout d’une heure, je dois sortir et les laisser délibérer.
Au bout d’un certain temps, ils me font rentrer dans la pièce derechef. Je les vois échanger des regards complices puis l’un d’eux déclare : « Nous vous acceptons parmi nous »